ÊTRE OUT/SORTI.E DU PLACARD

  • La prison peut être un endroit violent et plusieurs personnes préféreront rester discrètes au sujet de leur orientation pour éviter l’abus administratif et la violence alors ne présumez pas que votre correspondant.e a révélé son orientation, son identité de genre ou son statut VIH à moins d’affirmation claire de sa part à ce sujet. Suivre les directives ci-dessous vous aidera à éviter de révéler involontairement ces informations :
  • Demandez dans votre première lettre le niveau de discrétion à adopter. Votre correspondant.e saura quel est le meilleur moyen de préserver leur sécurité. Même si les précautions vous semblent absurdes ou arbitraires, il est important que vous suiviez ces instructions.
  • Ne présumez pas que votre correspondant a révélé son orientation ou son identité de genre simplement par le niveau d’ouverture de sa présentation. Le courrier entrant est souvent examiné de manière plus rigoureuse que le courrier sortant. Il est aussi possible que votre correspondant.e ait changé complètement de prison depuis la soumission de son profil et soit maintenant dans un environnement complètement différent.
  • Si votre correspondant.e a un autre nom que son nom légal, sous lequel il ou elle a été emprisonné.e, adressez votre enveloppe à l’initiale du prénom légal suivie du nom de famille légal et demandez dans votre première lettre comment vous devriez adresser votre courrier à l’avenir.
  • Vérifiez avec votre correspondant.e dans votre première lettre en lui demandant si c’est acceptable et sécuritaire de leur faire parvenir des ressources et du matériel sur des thématiques gaies, queer, trans ou liés au VIH.
  • Gardez à l’esprit que les enveloppes sont vues et manipulées par plusieurs employé.e.s de la prison et autres prisonniÈr.e.s. Évitez d’inclure tout signe qui pourrait révéler l’orientation ou l’identité de genre de votre correspondant.e, incluant tout dessin ou toute adresse de retour d’une organisation LGBTQ* identifiable.